Archive for août, 2009
La théorie du Flow sur le plaisir au travail
Les travaux d’un chercheur de l’université de Chicago, nommé Mihaly Csikszentmihaly (il est hongrois), donne des clefs intéressantes pour qui réfléchit à son projet professionnel.
Le concept de l’expérience optimale qu’il appelle « Flow » montre comment une bonne connaissance de soi permet d’atteindre un état de satisfaction et de plaisir qui évite l’ennui et le stress. C’est bien sûr applicable au travail comme dans la vie de tous les jours.
Les individus sont donc plus heureux lorsqu’ils sont dans cet état de Flow (traduisez Flux), autrement dit dans un état de concentration absolu. C’est la sensation que l’on ressent lorsqu’on agit avec une implication complète, une immersion totale dans son activité. On a tous connu ça : par exemple, quand vous rentrez tard le soir du boulot avec la satisfaction du « travail bien fait ». Ce qui nous fait éprouver une impression de liberté, de joie, d’accomplissement, tout simplement parce qu’on a pu mettre en œuvre nos compétences.
Le chercheur l’explique ainsi : “Voilà ce que nous entendons par expérience optimale. C’est ce que ressent le navigateur quand le vent fouette son visage,…, c’est le sentiment d’un parent au premier sourire de son enfant. Pareilles expériences intenses ne surviennent pas seulement lorsque les conditions externes sont favorables. Des survivants de camp de concentration se rappellent avoir vécu de riches et intenses expériences intérieures en réaction à des évènements aussi simples que le chant d’un oiseau [...]. Ces grands moments de la vie surviennent quand le corps ou l’esprit sont utilisés jusqu’à leurs limites dans un effort volontaire en vue de réaliser quelque chose de difficile et d’important. L’expérience optimale est donc quelque chose que l’on peut provoquer… Pour chacun, il y a des milliers de possibilités ou de défis susceptibles de favoriser le développement de soi (par l’expérience optimale).” (Csikszentmihalyi, 2004, p17).
En fait, ce que la théorie démontre, c’est que plus une activité fait appel à vos talents et plus vous prenez plaisir à l’exercer et à la réussir.
Son modèle est le suivant, on vous le laisse découvrir :

Bibliographie : « La créativité », « La psychologie du bonheur » (Robert Laffont).
Mon CV a mal à la tête

« Tout est dans l’en-tête », a dit le conseiller Question de Job. Lucas est perplexe, il comprend « tout dans la tête », se dit que c’est la prise de tête et bientôt le mal de tête. Il doit rédiger 2 ou 3 lignes tout en haut de son CV afin qu’on comprenne qui il est et quels sont ses atouts. Facile à dire. Par quoi commencer ?
Et bien d’abord par rester cool. L’exercice est important c’est vrai car ces premières lignes sont souvent celles qui font décider (ou non) le recruteur de continuer sa lecture et d’approfondir la candidature. Surtout quand c’est la 42e candidature de la journée qui lui passe entre les mains.
Pour autant, ce n’est pas un exercice insurmontable.
Il s’agit de trouver les mots pour définir votre parcours professionnel. En général, il y a dans ces 2 lignes une fonction (par exemple : « Responsable communication »), des années d’expérience et une expertise (par exemple : « 10 ans d’expérience dans les relations presse) » et enfin, une particularité (par exemple : « au niveau international » ou « spécialisées High-tech »).
Un bon moyen de trouver facilement comment on peut se définir est de demander à… quelqu’un d’autre. Un collègue de travail par exemple parce que lui, vous voit à l’œuvre, connaît votre parcours et vos points forts.
Une autre méthode consiste à reproduire ce que vous répondriez spontanément à un ami que vous n’avez pas vu depuis très longtemps (un ex-copain de classe par ex.) à sa question : « que fais-tu dans la
vie ? »
Enfin, il est très facile maintenant, grâce à internet, d’avoir accès à des exemples de CV qui pourraient vous inspirer. Mais attention, il faut savoir repérer les bons modèles et les mauvais. Par exemple, « Contrôleur de gestion passionné d’ostréiculture et collectionneur de boutons de porte » n’est certes pas un exemple à suivre… C’est un peu… refroidissant, même pour un producteur des Marennes d’Oléron.
Les salaires dans le monde, où est-on le mieux payé ?

La 38e édition de l’étude annuelle “Prix et salaires” de la banque suisse UBS (qui a par ailleurs quelques soucis médiatiques concernant les salaires de ses propres salariés, soit dit en passant) est un comparatif passionnant effectué à partir de 73 grandes villes dans le monde.
Voici, en résumé, les points les plus intéressants.
Concernant le niveau de vie, les villes les plus chères du monde sont Oslo, Copenhague, Zurich, Genève et Tokyo. L’Europe est donc fortement représentée, et encore, il n’y a pas Londres qui a perdu sa place de 2e à cause de la dévaluation de la livre sterling.
Pour Paris, les prix accusent une différence de moins 10% par rapport à Genève. Pour Lyon la différence est d’environ 25%, c’est un bon point.
Pour les rémunérations, il faut savoir que les salaires bruts les plus élevés sont à Zurich, Copenhague, Genève et New York, Oslo, Los Angeles et Munich. Pour les salaires nets, c’est comme par hasard les villes où il y a le moins d’impôts, à savoir : Zurich, Sydney et Luxembourg. On trouve Paris à la 23e position.
En comparaison, le salaire horaire net à Delhi, Manille, Jakarta et Mumbai, est en-dessous d’un quinzième du salaire suisse. Quel écart !
Un comparatif est donné aussi sur le nombre d’heures travaillées. Et là, la France arrive bonne dernière. Avec très exactement 1 594 heures de travail pour Paris, 1 582 pour Lyon (bon point là encore). Merci aux congés et aux jours fériés. Les temps de travail les plus élevé au monde sont au Caire (2 373 heures) et à Séoul (2 373 heures). Ce qui donne une moyenne mondiale de 1 902 heures annuelles.
Histoire de nous donner des exemples bien imagés, l’étude a choisi des produits type Mac Do ou IPod pour chiffrer les heures de travail que cela représente à tel ou tel endroit du monde. Pour se payer un IPod en l’occurrence, il faudra travailler :
- 9 heures à Zurich
- 10 heures à Genève
- 15 heures à Lyon et Paris
- et 20 JOURS à Mumbai.
Certes, le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres, mais il faut bien se rendre compte que notre pays, malgré les difficultés sur le front de l’emploi (les chiffres du chômage viennent de repartir à la hausse après la baisse surprise du mois de juin), fait partie des privilégiés.
L’étude complète est disponible ici.
Portraits de futurs licenciés

“Projet d’été ? Se faire licencier.” Telle est l’inscription qui orne les cartes postales réalisées par les salariés de l’usine Chaffoteaux-et-Maury. La mobilisation est importante pour les 207 licenciements annoncés en juillet par le fabricant breton de chaudières et de chauffe-eaux.
Prenant les choses en main, les salariés ont donc diffusé 6 cartes postales différentes, à 13 000 exemplaires. Disponibles dans les offices de tourisme, les mairies, les commerces, elles mettent en scène les salariés et leurs familles. Ces derniers comptent sur tous pour les envoyer aux élus, décideurs et même à la maison mère Aristo Thermo Group (Italie). Un blog de soutien est mis en ligne et de nouvelles cartes sont annoncées, intitulées “Projet de rentrée ? Se faire licencier”.
Le Pôle Emploi a du mal, beaucoup de mal
On le sait, la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC a imposé des remaniements importants. Le fait que Pôle Emploi attribue 425 M€ pour rémunérer des prestataires externes (agences d’intérim, de reclassement, etc.) destinés à accompagner 320 000 chercheurs d’emploi montre bien qu’il n’arrive pas à répondre à la demande. Il faut dire que ce n’est pas simple de former des conseillers ANPE aux arcanes administratives de l’indemnisation, et idem dans l’autre sens (y’a t’il un sens plus facile d’ailleurs ?).
En tout cas, ce sont les candidats qui en pâtissent et les doléances sont très nombreuses : pas de temps pour écouter, pas de connaissance des métiers, pas d’idées à apporter, pas de conseil, pas de présence, pas de suivi, … déprimant pour chacun. Toutes remarques que l’on entend souvent, chez Question de Job, lors des entretiens individuels.
A Lyon comme ailleurs, la situation est aggravée par le volume de dossiers à traiter. Le Pôle Emploi Opéra de Lyon, dont tous les salariés sont issus de l’ANPE, sert d’exemple dans un reportage de France 3. Visible sur leur site ici.
Les règles d’or d’un bon CV
La première étape pour mettre toutes les chances de son coté pour trouver un emploi, c’est le CV.
Pour le réussir et obtenir un RV, il existe quelques règles de base à respecter, aussi bien sur le fond (contenu) que sur la forme (présentation).
Voici une courte synthèse des points essentiels :
- Il faut être lisible. Un CV doit être clair et bien présenté. Cela passe par le choix de la typo et des couleurs, l’accentuation de certains mots-clefs, la hiérarchisation des rubriques (compétences, formation, expériences et divers, voilà ce qui est le plus souvent usité). Bref, autant de points qu’il faut soigner pour donner envie à un recruteur d’aller plus loin dans sa lecture.
- Il faut être concis. Ca veut dire d’abord :
Facile à comprendre : le recruteur doit être en mesure de voir au premier coup d’œil le poste recherché (intitulé qui peut être placé en haut du CV, sous forme de titre), ainsi que les compétences du candidat. Inutile d’en faire trop et de parler d’expériences qui n’apporteront aucune valeur ajoutée au profil. Ne pas trop en dire est un moyen de décrocher un entretien, si le recruteur souhaite en savoir plus. Par contre parler des réalisations et des résultats obtenus (qualitatifs et quantitatifs par exemple). Utiliser des verbes d’action.
Facile à retrouver aussi : le recruteur va, s’il est intéressé, classer votre CV ; lui donner une ligne de titre résumant votre profil est donc un atout fort.
- Il faut rester neutre et être positif : pour rassurer l’employeur. Eviter autant que possible de donner des informations à caractère politique ou religieux trop marquées (scoutisme, lecture, membre d’une association, ou toute autre information qui permettrait de renseigner sur des opinions). Donner l’image d’un candidat positif, dynamique, et motivé.
- Il faut être honnête. Améliorer son CV est permis mais mentir est prohibé. Les recruteurs sont de plus en plus chatouilleux dans ce domaine, surtout avec les dernières statistiques qui donnent 78% des CV français qui sont « faussés ».
- Il faut faire relire votre CV : à une tierce personne, à des spécialistes, à des professionnels. Un avis extérieur, et donc critique, est toujours bon à prendre. Il sera à même de repérer les points positifs et les points négatifs sur un CV.
Alors, votre CV respecte-t’il ces régles de base ?

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