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Demain, je trouve mon job à la Cité internationale de Lyon
Vous êtes commercial, animateur des ventes, chargé d’études, responsable de magasin, ingénieur conception, chef des ventes ou responsable RH ?
Vous cherchez un job ?
Vous avez envie de bosser chez Botanic, Axa, Jacqueline Riu, Norauto, BNP Paribas, Casino ou Canon ?
Ne cherchez plus, ça se passe demain, à la Cité internationale de Lyon, de 10 h à 17 h, les recruteurs vous attendent. Ils ont des centaines de postes à pourvoir. Invitation gratuite à retirer sur le site Jobrencontres. Bonne chance à vous !
Les trucs pour réussir l’entretien d’embauche. De la part d’un recruteur

Nous relayons ici l’interview réalisé par Radio Scoop qui nous a interrogé sur des questions de candidats. Si vous préférez entendre que lire, le podcast est ici.
Question de Stéphanie : Comment préparer au mieux son entretien d’embauche ?
Il y a des règles simples et à chaque fois efficaces, les voici :
1. Savoir se présenter : l’idéal est de préparer un autoportrait rapide afin d’être capable de dire qui on est.
2. Donner une synthèse de son parcours, et ce pas en 10 minutes mais plutôt 2 ou 3 minutes.
3. Avoir préparé ses points forts et ses points faibles.
4. En ce qui concerne l’entreprise et le poste, surtout (surtout !) montrer qu’on s’est renseigné sur ces 2 points importants.
5. Montrer ce qu’on est capable d’apporter si on est recruté.
6. Enfin arriver le plus (ou la plus) détendu(e) possible à l’entretien. Cela se travaille aussi.
Question de Christian : Comment vendre au mieux sa candidature ?
Si on a préparé les points vus ci-dessus sur soi-même et sur l’entreprise et le poste auquel on veut accéder, il reste deux points importants :
1. La présentation vestimentaire : c’est toujours important pour nous, en France.
2. Les questions pièges.
3. Autre chose importante et appréciée : poser des questions. Quand vous posez des questions (évidemment il faut qu’elles soient pertinentes : sur le CA, la stratégie de développement, le poste lui-même…) ça montre que vous êtes motivé et que vous avez du répondant.
4. Il faut aussi être positif. On voit encore trop souvent en entretiens des candidats qui se « lâchent » en critiquant telle situation ou telle personne. Par exemple son ex-employeur, ce qui est mal vu des recruteurs.
Question de Mélanie : Quels sont les gestes inconscients à éviter ?
C’est vrai qu’il y a des gestes un peu dangereux. Cela se prépare mais en même temps il ne faut pas se mettre une pression inutile pour être au final complètement stressé par les gestes qu’on peut faire. Globalement, les gestes les plus importants qu’il faut surveiller, des choses toutes simples qui sont de bon sens :
1. Ne pas s’asseoir tout au bord de sa chaise, comme si vous alliez repartir tout de suite, comme si vous n’étiez pas à l’aise. Qui plus est, c’est le meilleur moyen pour se montrer agité, ce qui n’est pas un signe positif.
2. Les bras croisés, considérés comme un signe de fermeture, sont à éviter.
3. Ne pas regarder dans les yeux. Il faut faire un effort, même si on est timide. Il faut s’entraîner : quand on parle à quelqu’un on le regarde dans les yeux. Un recruteur c’est pareil.
4. Reste à citer les gestes de « tripotage ». Cela peut être tripoter son stylo (ou pire, manger son stylo), tripoter son nœud de cravate, tripoter ses cheveux… Tout autant de signes de stress, ou d’autorité, ou de tentative de séduction.
Question de Marc : Quelles sont les questions pièges les plus fréquemment posées ?
1. Ce qu’on entend le plus souvent, ce sont des questions très très ouvertes, du genre « Parlez-moi de vous ».
2. On pose des questions sur les trous sur votre CV « Pourquoi n’y a-t’il rien sur votre CV en 2006 ? Expliquez-moi ».
3. Plus embêtant encore, un recruteur qui va switcher avec un « Tell me more », vous demandant d’enchaîner en anglais. Si vous avez indiqué sur votre CV anglais courant et que là, vous n’assurez pas, cela va être très ennuyeux.
4. Si on vous demande « quelle question n’aimeriez-vous pas qu’on vous pose ? », il faut sortir une question préparée à l’avance.
5. D’autres peuvent vous questionner, très calmement : « pouvez-vous me faire rire ? ». Votre réponse, quelle qu’elle soit (même si c’est une blague de Toto), en dira long sur votre personnalité.
Un conseil pour les questions pièges : ne pas s’affoler, prendre quelques secondes pour réfléchir et répondre avec le plus de naturel possible.
Des qualités, des qualités, vous en avez vous ?
Plus facile à dire qu’à faire : savoir parler de ses qualités. On nous pose très souvent la question de savoir ce qu’on doit mettre en exergue, lorsqu’on se présente comme un chercheur d’emploi, quand on prépare son entretien annuel ou lorsqu’on doit aller négocier une augmentation.
Et si on cochait dans une liste toute faite les qualités que l’on se reconnaît, on gagnerait du temps non ? Allez, on tente, essayez d’en choisir 3 parmi :
- adaptabilité
- ambition
- autonomie
- à l’aise avec les chiffres
- bonne humeur
- bon sens
- calme
- capacité à déléguer
- capacité d’écoute
- compréhension rapide
- conscience professionnelle
- courage
- créativité
- curiosité d’esprit
- diplomatie
- disponibilité
- dynamisme
- efficacité
- esprit d’équipe
- esprit de synthèse
- expression orale, écrite
- fiabilité
- franchise
- goût du challenge
- honnêteté
- humour
- imagination
- initiative
- leadership
- logique
- méthode
- négociation
- organisation
- ouverture d’esprit
- patience
- persévérance
- précision
- raisonnement
- résistance au stress
- sens des responsabilités
- rigueur
- sens pratique
- savoir-vivre
- sociabilité
- ténacité
- tolérance …
Evidemment, rien ne vous empêche d’en ajouter ou d’en choisir d’autres. Cette liste sert juste à vous faire réfléchir à ce qui vous correspondrait le mieux. L’étape suivante consistera à étayer chaque qualité choisie à l’aide d’un exemple…
Bon courage.
Question de Marie-Laure : dois-je faire une lettre manuscrite ?
Les recruteurs ne reçoivent plus de lettres manuscrites alors, hormis si vous voulez faire dans l’originalité (ce qui peut être une bonne idée si vous êtes dans un métier créatif par exemple), on va plutôt vous conseiller de faire votre lettre avec un logiciel tel que Word.
Vu que la grande majorité (genre 90%) des candidatures arrivent par mail, vous serez bien inspirée de transmettre votre dossier par ce biais, ce qui vous permettra aussi d’enregistrer, d’archiver, ou de dupliquer votre lettre de motivation. Sans oublier de personnaliser votre candidature en fonction du poste ou de l’entreprise que vous visez.
Pour autant, il est possible qu’on vous demande, au cours du process de recrutement, une lettre manuscrite. Mais dans ce cas, l’objectif sera d’en faire une analyse graphologique, méthode encore utilisée par des cabinets de recrutement comme des futurs employeurs. Et oui, la France fait partie des pays où les méthodes non scientifiques ou ésotériques sont résolument à la mode. “un cancer ascendant cancer avez-vous dit ?”… véridique…
Des recruteurs plus rapides que Lucky Luke !
Vous postulez à une offre d’emploi, envoyez votre candidature par mail et, stupeur ! Vous recevez une réponse, négative bien sûr, dans les 5 minutes qui suivent ! Ca vous est déjà arrivé ? Enervant n’est-ce pas ?
On se demande bien comment un recruteur a pu auditer si rapidement un CV et une lettre de motivation. Il n’a visiblement pas pris la peine de le lire, pourtant il a répondu que le dossier était intéressant mais qu’il ne correspondait au poste à pourvoir.
Comment est-ce possible ? Comment un dossier de candidature a-t’il pu paraître si intéressant aux yeux d’un recruteur qui n’a visiblement pas pris la peine de le lire ?
Il y a deux raisons à cela.
D’abord, il faut savoir que dans les services RH des grandes entreprises ou bien dans les grands cabinets de recrutement, le candidat est souvent face à… une machine ( ! ). Oui, c’est un logiciel RH qui réceptionne votre CV, l’étudie en détectant les mots-clefs qui lui vont bien ou non, envoie une réponse automatique et classe votre dossier. Et hop, le tour est joué !
Ensuite, il faut savoir que les recruteurs se plaignent des candidats qui surprennent par leur rapidité (mais pas vraiment par leur perspicacité). Certes, les recruteurs apprécient la réactivité comme un critère démontrant une certaine motivation.
Mais ils considèrent qu’une réponse à une offre d’emploi qui arrive moins de 5 minutes (sans exagération) après la passation de la petite annonce est le signe évident que le candidat n’a fait qu’appuyer sur la touche “retour” de son clavier de façon immédiate. Du coup, ce n’est pas signe de réactivité mais plutôt de manque d’attention, voire de manque d’intérêt puisqu’il est évident que le candidat n’aura pas préparé sa candidature en réfléchissant sur les points qu’il peut mettre en avant pour convaincre de la pertinence de son mail.
Dans bien des cas, le profil ne correspond pas vraiment au poste proposé. Et ça, c’est un truc qui énerve les recruteurs qui ne se sentent donc nullement obligés, en retour, de prendre du temps pour étudier le mail envoyé.
Bien sûr, ces 2 raisons avancées par les recruteurs n’excusent pas cette façon de faire. Ce n’est pas parce qu’on demande à faire étudier sa candidature qu’on doit tout accepter. Le respect de chacun est important en ressources humaines.
Quant à vous, prenez donc bien le temps de lire les offres et surtout préparez et adaptez vos réponses à chacune d’entre elle. Certes, cela demande quelques efforts, mais vous pourriez bien y gagner un entretien…
Question d’Ophélie : A qui j’adresse ma candidature ?
Question bête ? Que Nenni.
Ophélie a bien raison de poser cette question car une candidature mal ciblée est une flèche lancée inutilement.
On parle là de candidature spontanée. Ophélie a déjà identifié des entreprises qui l’intéressent, veut personnaliser son envoi (très bonne idée dites donc) mais n’a aucun nom dans l’entreprise qu’elle a choisie. Doit-elle écrire au service recrutement ? Non, le mieux est de cibler le plus précisément possible. Il faut donc trouver un nom de famille. Mais doit-elle écrire à son futur responsable hiérarchique ? Au DRH ? Au patron ?
En fait, la réponse dépend du contexte, autrement dit de l’entreprise et de son organisation. S’il y a un service RH, l’envoi à l’un des membres du service est incontournable. Si l’entreprise est trop petite pour avoir un service RH, le mieux est d’envoyer au responsable hiérarchique (N+1). C’est lui qui est susceptible d’avoir besoin du poste à recruter et il a souvent le pouvoir de décision.
Rien ne vous empêche d’envoyer à la fois aux RH et au N+1, on est souvent surpris du manque de communication en interne (sic).
Restent les toutes petites entreprises, et là vous pouvez vous permettre d’envoyer directement votre candidature au Directeur.
Alors OK on envoie sa candidature à une personne nommée. Mais je n’ai pas de nom, comment faire ?
Grâce aux nouvelles technologies, la question va être vite résolue : internet permet dans un très grand nombre de cas d’identifier le DRH ou le patron en tapant tout simplement dans un moteur de recherche le nom de l’entreprise et le nom de la fonction.
Sinon, le numéro de standard fera l’affaire. Il ne vous reste plus qu’à prendre votre plus jolie voix pour demander le nom et le prénom de la personne à qui adresser votre courrier. En général, on répond à votre demande, sauf, c’est vrai, dans les grandes entreprises où vous vous entendrez dire qu’il faut écrire directement au service Recrutement.
Ce qui peut se comprendre lorsqu’on sait que, par exemple, L’Oréal reçoit, chaque jour, plus de 800 candidatures !

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